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Tu ne peux aimer les autres si tu n’aimes pas la vie

21 août
2 min de lecture

Si tu vis ton incarnation comme un fardeau, une obligation à laquelle tu ne peux échapper, même si tu fais de ton mieux, tu traverses l’existence en triste, en râleur, en colère, ou en bof… C’est pas comme ça que tu peux aimer.

Tu es là, ballotté par les situations, certaines plaisantes, d’autres moins. Tu rencontres des individus agréables, anodins ou détestables, proches de tes idées ou si éloignés que cela génère des incompréhensions, voire même des conflits.

Tu traverses ce paysage humain, aux couleurs subtiles ou plus grossières, et tu juges, tu ressens, en fonction de valeurs qui te sont chères, ou qui t’ont façonné, car il n’est pas toujours évident de savoir si nous choisissons nos valeurs ou si ce sont elles qui nous choisissent.

Si tu n’aimes pas véritablement la vie, tu passes à côté d’une présence essentielle, celle qui t’invite à accueillir pleinement chaque instant. Tu restes en décalage avec ce qu’au fond de toi, tu sais être, sans parvenir à le toucher. Tu demeures prisonnier(e) des apparences, identifié à ce que tu crois désirable ou à ce que tu rejettes.

Mais aimer la vie, c’est tout autre chose. C’est sentir sa présence partout, comme une respiration silencieuse qui soutient tout ce qui est. C’est reconnaître, en chaque instant, une opportunité d’unir et non de séparer.

Aimer la vie, c’est se savoir inclus dans un grand Tout, et contribuer à son embellie en offrant le meilleur de soi, sans rien attendre en retour.

À défaut, nous restons dans un échange marchand, dans un jeu que nous croyons mener avec lucidité, alors que seul notre émotionnel mène la danse. Nous croyons aimer, alors que c’est un état d’intérêt, pas un état d’unité que nous éprouvons.

Choisir l’unité plutôt que l’intérêt, c’est ce que l’existence propose à quiconque cherche à servir le bien commun avant son propre confort.

C’est délaisser l’avantage personnel, au profit d’un ensemble plus vaste au sein duquel nous évoluons. L’unité se révèle dans l’expérience vivante de l’inclusivité, qui efface les frontières de la séparativité.

Cycle après cycle, nous apprenons à reconnaître les murs que nous pouvons dépasser. En les nommant et en les franchissant, nous actons les progrès sur ce chemin d’unité ; et c’est ainsi que nous accomplissons notre mission.

Aimer la vie, ce n’est pas simplement l’apprécier, c’est s’y donner, s’y fondre en exerçant ce pouvoir intérieur de subtilisation qui libère de l’identification à nos tracas.

Aimer la vie, c’est faire confiance, quoi qu’il arrive.

Cependant, ce n’est pas renoncer au discernement, mais dépasser la critique, pour comprendre, intégrer et inclure ce qui semble séparé ; car tout est contenu dans un cadre qui nous porte et nous relie… la Terre dont nous sommes évidemment indissociables.

En avant ensemble pour reconnaître cette unité.





Tous les textes de l’auteure sont accessibles sur le site




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