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RÉFLEXIONS SUR LE TAUREAU – Le service et l’obéissance, les grands moyens de libération

Dans la présentation de la sagesse intemporelle de l'astrologie, les douze signes constituent une révélation de la divinité, selon les écrits d'Alice Bailey. Les trois premiers – Bélier, Taureau et Gémeaux – représentent l'interlude supérieur de l'année spirituelle, ce qui en fait un canal pour de puissantes énergies spirituelles : les Forces de la Restauration à la pleine lune du Bélier, de l'Illumination à la pleine lune du Taureau, et de la Reconstruction à la pleine lune des Gémeaux.  Après une période d’alignement, ce cycle est appelé l’interlude supérieur de l’année spirituelle. Ses écrits le comparent à la pratique de la méditation, dans laquelle l’étape qui suit l’alignement est un moment d’attente silencieuse, où l’esprit est apaisé, ouvert et réceptif aux impressions provenant des niveaux les plus élevés de la vie auxquels on peut accéder. On comprend donc clairement pourquoi cette phase du cycle annuel du flux énergétique est si cruciale pour définir le schéma de déploiement de ces énergies dans l’« interlude inférieur » de l’année spirituelle — Balance, Scorpion et Sagittaire.

Symbole du Taureau

Sous le signe du Taureau, la puissance du désir constitue un obstacle majeur à l'alignement ; en effet, on dit que le Taureau est le symbole du désir sous toutes ses formes – volonté, pouvoir, désir, aspiration, ambition, impulsion, motivation – qui expriment toutes les causes fondamentales de la manifestation : la prise de forme.  C'est le Bouddha qui a été le premier à clarifier la nature du désir à travers la première de ses Quatre Nobles Vérités : que la vie est dukkha, généralement traduit par « souffrance », mais peut-être plus correctement exprimé dans la langue originelle, le pali, par « déséquilibre », quelque chose qui est de travers. Le désir sous-tend toutes les formes de la nature… pour que ce qui est profondément caché dans l’obscurité atteigne la lumière du jour ; pour que l’âme cachée domine et contrôle la forme extérieure, pour transmuter le désir en aspiration, nous enseignent les écrits d’Alice Bailey. En fait, le désir est si puissant que, plutôt que de l’éradiquer, il doit être élevé à son expression la plus haute en tant que volonté de réaliser.


« À la base de tout le problème psychologique de l’humanité » – le désir –, tout est régi par une forme quelconque de désir… une forme d’urgence vers la satisfaction. Telle était l’idée centrale du message du Bouddha, qui a conduit « son frère le Christ » à souligner la nécessité de rechercher le bien de son prochain plutôt que son propre bien. « Seul le désir de servir est suffisant pour provoquer une réorientation... Le service et l’obéissance à la lumière en nous et autour de nous sont les grandes méthodes de libération, enseignait le Christ. Si l’impulsion de satisfaire le désir est l’impulsion fondamentale de la vie de la forme, l’impulsion de servir est une impulsion tout aussi fondamentale de l’âme de l’homme. Dans cette reconnaissance, nous trouvons un aperçu de la note dominante du Taureau: Je vois, et quand l’Œil s’ouvre, tout est lumière. »


Cette dichotomie est exacerbée par la puissance croissante des énergies qui affluent de Shamballa, le centre où la volonté de Dieu se manifeste. À ses débuts, ses effets sont doubles : ils stimulent la volonté personnelle, comme on le constate aujourd’hui dans le monde, et éveillent une compréhension du progrès conscient. Lequel de ces deux aspects retiendra l’attention de l’humanité, collectivement ?  L'enseignement ésotérique confirme que la matière est la gardienne de la vie ; que toutes les conditions renferment (peut-être profondément enfouie) de la lumière. En fin de compte, on nous dit que « l'œil du Taureau » (symbole du Taureau) est l'œil de la révélation. « Le but sous-jacent du processus évolutif révèle le plan prodigieux et sublime de la Divinité. C'est le sujet que la lumière révèle », confirment les enseignements d'Alice Bailey. Le défi du chercheur spirituel est de cultiver l’aspiration afin de démontrer que le monde des formes ne contrôle plus sa perspective sur la Réalité, mais que les leçons apprises à travers l’utilisation de la forme ont été retenues ; de distinguer entre ce qui est la force de la forme et ce que sont les énergies provenant de l’âme — désintéressées, indifférentes à la réalisation de ses propres objectifs, et orientées vers les besoins du monde.   

 

La note clé du Taureau nous indique la voie à suivre pour relever ce défi : « Je vois, et quand l'Œil est ouvert, tout est lumière. » Joignons-nous à la méditation mondiale qui se déroule actuellement en cette période privilégiée de l'année spirituelle.

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