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PENSÉES SUR LA BALANCE - La vision inébranlable de l'œil unique

Dans le flux zodiacal des énergies, le Bélier est le "berceau des idées", car toute manifestation commence par la pensée. La Balance, qui est l'opposé polaire du Bélier, marque le milieu du cycle, servant en quelque sorte de pause, de réévaluation. La Balance est donc un signe d'équilibre, de pesée minutieuse des valeurs, et de réalisation du juste équilibre entre les paires d'opposés, selon les écrits d'Alice Bailey. La note clé de la Balance exprime la précision requise pour cette tâche : "Je choisis le chemin qui mène entre les deux grandes lignes de force." En traçant cette voie, cependant, l'équilibre à rechercher ne se trouve pas dans une attitude de "en même temps" ou dans une neutralité passive, mais plutôt dans ce que l'on pourrait appeler le "refus correct" - par le développement de "l'œil unique" qui transcende les paires d'opposés. Le centre ajna, le centre entre les sourcils dans le corps éthérique, fournit à l'être humain les moyens de trouver cette voie entre les deux grandes lignes de force. Ce centre est le véritable œil de vision, nous disent les écrits d'Alice Bailey, l'œil intérieur, l'œil unique qui mobilise le pouvoir de direction et trace la voie à suivre.


"Si ton œil est unique, tout ton corps sera plein de lumière". Dans ces mots, le Christ énonce un principe qui sous-tend tout effort créatif, tout effort spirituel. L'enseignement ésotérique nous dit qu'avec "l'œil unique, le désir inaltéré, le but consacré et l'oreille qui devient sourde aux bruits de la Terre", rien ne peut distraire ou dévier du chemin qui mène entre les deux grandes lignes de force — les paires d'opposés à tous les niveaux de la manifestation. Pourtant, les pouvoirs de distraction qui imprègnent la vie dans le monde extérieur ne peuvent – et ne doivent – pas être sous-estimés. La vision d'une vie spirituelle passée dans une retraite paisible loin des clameurs du monde n'est plus réaliste à l'ère moderne. La tâche du chercheur d'aujourd'hui est beaucoup plus difficile, mais son potentiel d'accomplissement est beaucoup plus grand : Accomplir les responsabilités de la vie matérielle tout en gardant un "œil unique" inébranlable, tel est le but et le défi de la vie spirituelle d'aujourd'hui.


La tâche est encore compliquée par les courants de force qui se manifestent en cette époque de transition entre un âge ancien et un âge nouveau. "Tout est crié sur les toits", comme l'avait prédit le Christ, mettant en lumière beaucoup de choses qui avaient été cachées et exacerbant les pulsions les plus basses chez les personnes vulnérables. Pourtant, on nous dit : "Ne blâmez pas les personnalités impliquées qui produisent ces événements devant lesquels nous nous tenons aujourd'hui, déconcertés et consternés", a écrit Alice Bailey. "Ils ne sont que le produit du passé et les victimes du présent... Ils sont les destructeurs de ce qui doit être détruit avant que l'humanité ne puisse avancer sur la Voie Lumineuse".


Derrière le bruit et le tumulte du monde d'aujourd'hui, les forces de l'évolution poussent toute la création à avancer sur la voie de la lumière. En écho aux mots de l'ancienne prière, la Gayatri, le mouvement de l'obscurité à la lumière, de l'irréel au le réel, et de la mort à l'immortalité est un besoin inhérent à toutes les formes. Cette impulsion mystérieuse, qui est liée au principe de vie, affecte le plus petit atome et l'être le plus élevé, les royaumes subhumains aussi bien que l'homme. "C'est la grande lumière oblitérante de la réalité elle-même", comme l'expriment les écrits d'Alice Bailey. Le détachement et le discernement jouent un rôle majeur dans la progression sur ce chemin évolutif, et le concept hindou de neti, neti (pas ça, ni ça) est la clé pour transcender tous les objets et toutes les formes de conscience par le "refus correct" — par la vision inébranlable de l'œil unique qui voit toutes les choses englobées dans la loi cosmique de la synthèse. Cela confère la capacité de faire face à ce que la lumière révèle et de continuer à avancer avec sérénité, sûrs du triomphe ultime du bien. Travaillons donc en méditation avec notre note clé : Je choisis le chemin qui mène entre les deux grandes lignes de force.

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