Mener une vie spirituelle dans le monde moderne
Nous pouvons mener une vie spirituelle là où nous sommes, sans pour autant penser qu’il faille partir en retraite en Inde ou ailleurs.
Robert : Bonjour et bienvenue sur Inner Sight. Le sujet d’aujourd’hui est la vie spirituelle dans le monde moderne. On pourrait penser qu’il est très difficile d’être spirituel dans le monde moderne, mais en réalité, c’est justement en vivant dans ce monde que nous avons la possibilité d’atteindre des sommets de spiritualité encore plus élevés. Nous aimerions partager une réflexion d’Alice Bailey, tirée de son ouvrage intitulé Le Mirage : Un Problème Mondial : « Aujourd’hui, celui qui cherche la spiritualité mène une double vie, faite d’activités mondaines et d’une réflexion spirituelle intense et simultanée. Ce sera là la caractéristique principale du disciple occidental, par opposition au disciple oriental qui s’échappe de la vie pour se réfugier dans des lieux silencieux, loin des pressions de la vie quotidienne et du contact permanent avec les autres. La tâche du disciple occidental est bien plus ardue, mais ce qu’il prouvera à lui-même et au monde entier n’en sera que plus élevé. » Je suppose que souvent, lorsque nous pensons à une personne spirituelle orientale, nous imaginons un moine qui étudie et médite. L’exemple le plus extrême en est peut-être celui d’un article paru récemment dans le journal, qui racontait l’histoire d’un moine tellement cloîtré, vivant dans les montagnes et au monastère, qu’il n’avait même jamais vu de femme ! En quoi le développement spirituel d’aujourd’hui diffère-t-il de celui du passé ?
Sarah : Je pense qu’une différence essentielle réside dans cette citation d’introduction que vous venez de nous donner. C’est l’idée qui m’est apparue si clairement à travers l’étude des écrits d’Alice Bailey, selon laquelle, pour reprendre ses mots, « il n’existe aucune circonstance qui n’apporte un certain enrichissement à la vie de l’âme ». C’est cette prise de conscience qui ressort haut et fort de l’étude des écrits d’Alice Bailey, et elle correspond parfaitement à notre mode de vie occidental, trépidant et très actif, dans lequel la plupart d’entre nous sommes pris aujourd’hui ; elle nous montre que nous pouvons mener une vie spirituelle simplement dans l’environnement où nous nous trouvons, sans penser que nous devons nous échapper en Inde pour une retraite ou quoi que ce soit d’autre. Ce serait bien si nous le pouvions, mais la plupart d’entre nous n’en ont pas les moyens, n’ont pas le temps nécessaire ou ne peuvent pas quitter leur travail ou leur famille. Ce qu’il est important, selon moi, que nos auditeurs comprennent, c’est que quelles que soient les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, c’est notre âme qui nous y a placés. J’y crois profondément. Peut-être que d’autres ne seront pas d’accord, mais je crois que nous sommes dans les circonstances que notre âme a choisies pour nous et que, par conséquent, nous sommes exactement là où il faut pour grandir et évoluer spirituellement, au lieu de nous dire : « Si seulement les choses étaient différentes, je pourrais me concentrer sur ma vie spirituelle. » Si seulement je n’avais pas mes enfants, si seulement j’avais un autre mari ou un autre travail. Non. Nous devons nous dire que, quelle que soit ma situation actuelle, c’est ce que mon âme estime être exactement ce qu’il me faut en ce moment.
Dale : Oui, une vie spirituelle consiste essentiellement à vivre en tant qu’âme dans le monde, et à exprimer le meilleur de soi-même, du mieux que l’on peut, à savoir les qualités et les valeurs de l’âme, qui sont avant tout notre amour. Il s’agit de mettre en pratique ces qualités de l’âme dans tous les aspects de la vie auxquels on participe.
Sarah : Peut-être que cela rejoint l’idée selon laquelle le développement spirituel n’est pas toujours une partie de plaisir. Je me souviens avoir lu il y a des années une histoire — ce n’était probablement qu’une anecdote apocryphe, mais elle m’a vraiment marquée. Un grand maître spirituel essayait de faire comprendre à quelqu’un la valeur de sa vie. Il s’agissait d’une femme qui avait élevé seule trois ou quatre enfants, dans une grande pauvreté. Elle passait tout son temps à hurler et à crier après ses enfants, car elle était constamment bouleversée par le chaos de sa vie et le désespoir de sa situation. Elle pensait ne pas être du tout une personne spirituelle, car elle était sans cesse dans un état d’agitation et à bout de nerfs face à ses enfants et à sa vie, et elle enviait l’exemple d’une religieuse capable de se retirer du monde et de mener une vie ordonnée, calme et contemplative. Mais ce maître spirituel lui a dit que, des deux vies, la sienne était particulièrement précieuse car, dans ses circonstances, elle aimait ses enfants et faisait preuve de responsabilité à leur égard, alors qu’un être moins élevé aurait peut-être baissé les bras.
C’était une personne qui disposait vraiment de très peu de ressources : ni famille, ni argent, ni éducation, mais elle était totalement dévouée au bien-être de ses enfants. Son âme l’avait placée dans des circonstances où elle a su puiser en elle la capacité d’aimer et de persévérer pour le bien des autres, ses enfants. C’était vraiment un exploit extraordinaire.
Dale : Oui, je pense que la clé réside ici dans le facteur relationnel, car c’est ce qui fait ressortir l’âme. Cela ouvre le cœur et permet d’établir de justes relations. C’est vraiment là la clé, car cela stimule l’âme à l’action, ouvre le centre du cœur et fait jaillir l’amour. C’est là tout l’intérêt de traverser ces périodes plutôt éprouvantes.
Sarah : Pour revenir à la question que tu as soulevée, Robert, sur ce qui différencie le développement spirituel aujourd’hui. Une autre chose qui me vient à l’esprit, et qui est assez controversée, c’est la tendance croissante des gens à pratiquer une sorte de religion « à la carte». On entend les institutions religieuses s’en plaindre, et je ne sais pas vraiment quelle est la bonne réponse à cela. Il est vrai que les gens font leur choix parmi les pratiques religieuses. S’ils se considèrent comme catholiques, ils peuvent estimer qu’ils sont tout de même en mesure de ne pas adhérer à l’enseignement de l’Église sur l’avortement ou le divorce. Si vous êtes bouddhiste, vous pouvez estimer que vous avez le droit de ne pas respecter certaines des règles bouddhistes, comme le végétarisme. Si vous êtes juif orthodoxe, vous pouvez penser qu’il est possible d’être un bon juif sans respecter les règles casher. Je ne sais pas. Les gens choisissent de plus en plus comment ils veulent pratiquer leur foi spirituelle, et c’est un phénomène quelque peu controversé, mais c’est peut-être le signe que les gens veulent penser par eux-mêmes. Penser à tort, si nécessaire, mais penser par nous-mêmes, prendre des décisions en fonction de notre propre intuition, même si elle est erronée. C’est peut-être un pas en avant pour nous de pouvoir prendre cette décision sans subir la pression d’une quelconque autorité.
Dale : Oui, je suis d’accord avec ça, et si on se trompe, on en subit les conséquences et on en tire des leçons. Je pensais justement au fait que, quand on vit dans une ville comme New York, on est constamment mis à l’épreuve, jour après jour. On traverse tout ça. On essaie de mener cette vie dite « spirituelle », on fait nos petits sacrifices, mais ce n’est pas facile de gérer le quotidien : les trajets, prendre le métro tous les jours… On est constamment mis à l’épreuve. Comme le dit la citation, la tâche du disciple occidental est bien plus difficile, car nous sommes constamment confrontés à ces petites injustices, et la manière dont nous nous comportons dans ces situations en dit long et révèle à quel point nous sommes capables de mobiliser de l’amour, et quelle quantité d’énergie de l’âme peut nous traverser dans des moments comme ceux-là. Mais c’est une expérience d’apprentissage et je pense qu’à long terme, les personnes qui doivent endurer tant d’épreuves et de tests deviennent plus – je ne veux pas dire « avancées », car c’est un peu arrogant de dire cela – mais elles sont mieux aguerries dans les relations réelles de la vie. C’est vraiment de cela qu’il s’agit : établir une relation, car c’est là la clé essentielle à la réalisation du plan de Dieu dans le monde.
Sarah : Être mis à l’épreuve de cette manière cultive également la qualité d’humilité ; on se rend compte qu’on est exactement comme tout le monde, et cela nous donne plus de patience et de tolérance envers les faiblesses des autres, car on les voit se manifester en soi aussi.
Dale : Oui. L’approche mystique — qui est l’approche traditionnelle du moine au monastère — n’a jamais vraiment abordé la vie de cette manière. Ils ont consacré leur énergie à Dieu et à la recherche de Dieu, et cela a été ainsi pendant des siècles. Mais aujourd’hui, pour le disciple occidental, la voie est davantage tournée vers l’extérieur. Il s’agit de s’impliquer dans le monde et de faire partie du monde.
Robert : Les écrits d’Alice Bailey disent : « Le courant de la vie va d’Est en Ouest, tout comme le soleil. » J’ai eu du mal à comprendre cela. Qu’est-ce que cela signifie ?
Sarah : Eh bien, Dale vient d’y faire allusion dans un commentaire. Je pense que cela fait référence au phénomène que nous observons depuis les années 1960 ou 1970, avec cet afflux massif vers l’Occident de maîtres spirituels venus d’Orient, en particulier d’Inde. Les yogis et les swamis qui sont venus aux États-Unis et en Europe et qui ont apporté leur compréhension des pratiques du yoga, de la méditation, etc., ainsi que la diaspora du peuple tibétain après la prise de contrôle du Tibet par la Chine et la fuite du Dalaï-Lama vers l’Inde. Cela a également fait découvrir au monde occidental cette richesse spirituelle venue d’Orient, qui était en quelque sorte restée cachée, isolée dans l’Himalaya. Elle a ainsi été révélée au monde occidental, où nous avons tous pu en tirer des enseignements. C’est une interprétation de cette citation. Je ne sais pas si Dale a une autre réflexion à ce sujet.
Dale : Non, je pense que ce que tu viens de dire est tout à fait juste. La vie a tendance à aller de l’Est vers l’Ouest.
Sarah : Même Jésus, dans les Évangiles, s’est apparemment retiré en Orient pendant une période de méditation et de développement, puis est revenu vers ce qui était pour lui le monde moderne, animé et actif, où il a enseigné pendant trois ans. Donc, si je comprends bien cette idée, le mode de vie contemplatif de l’Orient se transforme aujourd’hui en une spiritualité active que nous devons être capables de perfectionner ici, en Occident. C’est une sorte de double vie qu’on nous demande de créer, où nous assumons nos responsabilités terrestres tout en conservant ce lien inébranlable avec notre âme, avec notre vie spirituelle intérieure. Il n’est pas facile de concilier les deux, mais tel est notre projet.
Dale : Il existe encore de nombreuses retraites ici, en Occident, qui perpétuent la tradition. Je pense que c’est très précieux, car cela permet aux gens de s’évader pendant quelques semaines, de se rendre dans une retraite à la montagne ou dans un lieu isolé, de se recentrer, puis de réintégrer la société, revigorés et prêts à affronter les épreuves de la vie auxquelles tout le monde est aujourd’hui confronté.
Robert : Pouvez-vous décrire quelques applications concrètes d’une vie spirituelle dans le monde d’aujourd’hui ?
Sarah : Eh bien, je pense que l’un des aspects intéressants de la spiritualité occidentale est la compréhension claire que le monde matériel ou extérieur et le domaine spirituel intérieur sont liés — indissociables, en quelque sorte. Nous commençons à en prendre conscience, en reconnaissant que l’environnement est le reflet de nos valeurs. Notre mauvaise gestion de l’environnement, à bien des égards, nous fait prendre conscience, de manière choquante, que nous n’avons pas toujours considéré le monde physique comme un lieu d’expression spirituelle. Nous l’avons pillé, et nous sommes désormais en train de changer notre comportement, ce qui, selon moi, témoigne d’un renouveau de la vie spirituelle. Un autre signe réside dans l’essor des œuvres philanthropiques et caritatives. Les gens sont bien plus enclins à partager – non seulement leur argent, mais aussi leur temps, leur énergie et leurs ressources – qu’auparavant. Le simple fait que le monde soit aujourd’hui tellement plus petit grâce aux communications et aux voyages, ainsi que le phénomène extraordinaire qu’est Internet, qui nous met en contact les uns avec les autres depuis les quatre coins du monde, nous donne envie de partager et d’aider. La mobilisation que l’on observe lors de catastrophes naturelles vient des quatre coins du monde. Ce sont là des expressions de spiritualité, d’une vie spirituelle, tout autant que la prière et la méditation.
Dale : Je pense qu’il faut sans cesse nous rappeler que la spiritualité renvoie en réalité à un épanouissement de la conscience. C’est un élargissement de la conscience, et cela n’a pas nécessairement de rapport avec le fait d’être une personne très religieuse ou d’aller à l’église tous les dimanches. C’est bien, bien plus que cela, car être spirituel a trait, comme je l’ai dit, à l’éveil de la conscience, et cela consiste à aller au-delà du stade actuel de ses réalisations. En d’autres termes, c’est ce qui incarne la vision et ce qui pousse la personne vers un objectif plus élevé que celui qu’elle a atteint à l’heure actuelle. Par exemple, une personne dans le monde des affaires, qui a la responsabilité d’une grande entreprise et d’un important groupe de salariés dont elle a la charge, et qui doit se soucier de leur bien-être et de leur épanouissement. Je pense que cela peut être une expérience très spirituelle, une expérience d’élargissement de la conscience, car cela ouvre le cœur et, par conséquent, élargit sa propre conscience. C’est orienter sa conscience vers le tout, et je pense que c’est cela qui constitue le sens de la spiritualité chez chacun.
Robert : Tu as dit tout à l’heure que chaque situation peut être une expérience spirituelle. Je pense à cet homme dans le public qui est peut-être balayeur de rue et qui se dit : « Bon, je suis balayeur de rue, c’est mon métier et je suis bien sûr content de gagner ma vie, mais en quoi cela peut-il être une expérience spirituelle ? » Que lui répondrais-tu ?
Sarah : Eh bien, peu importe votre métier, que vous soyez courtier à Wall Street ou balayeur de rue, enseignant ou employé de cantine scolaire. Ce qui fait la différence, c’est l’attitude que vous adoptez vis-à-vis de votre travail, l’attitude avec laquelle vous considérez vos tâches quotidiennes. Y voyez-vous un lieu où vous pouvez exprimer le meilleur de vous-même, ou s’agit-il simplement d’accomplir mécaniquement vos tâches sans y prêter attention ? J’imagine qu’il y a beaucoup de personnes exerçant ce que l’on pourrait considérer comme des professions de très haut niveau qui passent leurs journées dans l’inconscience, en ce sens qu’elles ne sont absolument pas conscientes du potentiel spirituel que leur offre leur travail. Elles sont malheureuses, elles trouvent ça ennuyeux et elles aimeraient faire autre chose, n’importe quoi d’autre que ce qu’on leur demande de faire chaque jour. Quand on parvient à renverser cette attitude et à se dire : « Bon, quoi que je doive faire aujourd’hui — que ce soit balayer une rue, enseigner à un enfant ou quoi que ce soit d’autre —, cela peut être l’expression du meilleur de moi-même dans cette tâche particulière. » Je crois fermement que tout travail honnête a sa dignité, et que quel que soit notre métier, il mérite que nous y mettions tout notre cœur.
Dale : Oui, même le balayeur de rue peut répandre de l’amour partout où il passe ; c’est un métier un peu salissant, mais les gens l’apprécient vraiment. Ils devraient d’ailleurs l’apprécier, car cette personne purifie l’air, l’atmosphère, et s’efforce d’améliorer et d’embellir la vie qui nous entoure.
Sarah : N’est-ce pas le poète Kahlil Gibran qui a dit : « Le travail, c’est l’amour rendu visible » ? Cela s’applique certainement au balayeur de rue. Quand tu dis que cette personne peut répandre de l’amour, je ne pense pas que tu fasses simplement référence au fait de sourire aux gens et d’être très aimable. Pour certains d’entre nous, c’est plus difficile que pour d’autres, mais l’amour de faire son travail du mieux que l’on peut, en laissant son petit coin du monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand on y est arrivé, voilà l’amour rendu visible, et voilà le travail. Alors, où veux-tu en venir ? Vous avez mentionné qu’il n’existe aucune circonstance qui n’apporte un certain enrichissement à la vie de l’âme. Cela s’applique non seulement au travail, mais aussi à tout ce qui vous arrive dans la vie. Les gens peuvent traverser de terribles crises et catastrophes, et on pourrait dire que le monde entier, en quelque sorte, entre dans une sorte de crise. Souvent, c’est précisément dans ces moments-là que les opportunités de croissance spirituelle sont les plus nombreuses. C’est lorsque nous sommes à l’aise et satisfaits que nous avons tendance à nous reposer sur nos lauriers et à ne pas vraiment faire l’effort d’élargir notre compréhension de la vie, de penser dans une nouvelle dimension ou de sortir des sentiers battus de nos attitudes habituelles. Parfois, les crises, voire les tragédies, peuvent être extrêmement enrichissantes pour l’âme, car pour l’âme, la mort n’existe pas : il n’y a que la vie qui se poursuit sur un plan ou un autre. Elle ne perçoit pas les catastrophes de la même manière que nous.
Robert : À votre avis, qu’est-ce qui est à l’origine de la tension et de la confusion spirituelle de notre époque ?
Sarah : Eh bien, l’un des facteurs est l’accélération considérable du rythme de vie. Je ne pense pas que ce soit une illusion : la vie s’écoule aujourd’hui à un rythme plus rapide qu’il y a cinquante ans. Et cela, selon les écrits d’Alice Bailey, constitue une occasion très enrichissante pour nous d’apprendre à gérer le temps de manière plus organisée et plus créative. En étant contraints de mener une vie au rythme effréné, nous avons la chance d’accomplir davantage et d’apprendre à gérer l’énergie d’une manière qui n’avait jamais été exigée des êtres humains auparavant.
Dale : Il y a beaucoup de changements en cours. Comme nous l’avons déjà mentionné, je crois, nous entrons dans une nouvelle ère et de nouvelles qualités font leur apparition dans le monde par le biais de l’âme, ce qui a un impact sur les modes de comportement et d’action traditionnels. Dans une telle situation, les conflits sont inévitables, et c’est surtout au niveau spirituel, au cœur même de l’existence de chacun, que ce conflit se fait sentir, ce qui attire davantage l’attention.
Sarah : Il y a aussi ce phénomène qui, comme le dit la Bible, fait que tout sera proclamé sur les toits. Nous vivons aujourd’hui à une époque où nous sommes submergés d’informations, et parfois de révélations choquantes, ce qui ajoute également à la tension et à la confusion de notre époque. Mais tout cela engendre lumière et compréhension. Si seulement nous pouvions voir au-delà du traumatisme initial et de notre réaction face à ces chocs qui nous arrachent le voile des yeux, nous verrions à quel point cela élargit notre conscience.
Robert : Diriez-vous que connaître l’âme, c’est connaître les voies de Dieu ?
Dale : Eh bien, oui, car l’âme est le reflet de Dieu et elle constitue, par essence, ce que nous sommes. Il y a la triple trinité, et l’âme fait office de médiateur entre Dieu et l’homme.
Robert : Si cette discussion d’aujourd’hui vous a plu, nous vous recommandons un ouvrage d’Alice Bailey intitulé Mirage : un problème mondial. Pour conclure, nous vous invitons à méditer sur cette pensée. La bonne volonté est la pierre de touche qui transformera le monde. La bonne volonté, c’est l’amour en action ; c’est l’énergie qui nous rassemble dans des relations harmonieuses. Écoutons un instant ces paroles puissantes de la Grande Invocation.
Sarah clôture l’émission en récitant la version adaptée de la Grande Invocation.
(Ce texte est une transcription éditée d’une émission de radio enregistrée intitulée « Inner Sight ». Cette conversation a été enregistrée entre l’animateur, Robert Anderson, et la présidente et le vice-président de Lucis Trust de l’époque, Sarah et Dale McKechnie.)




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