RÉFLEXIONS SUR LE VERSEAU — Étancher la soif de l'humanité
- Sarah McKechnie - traduction Vincent Claessens

- 28 janv.
- 4 min de lecture
Le Verseau est, d'une certaine manière, un signe difficile à comprendre, ce que confirment les écrits d'Alice Bailey lorsqu'elle affirme que l'ère du Verseau finira par donner naissance à une civilisation qui sera totalement différente de tout ce que nous avons connu jusqu'à présent. Nous entrons dans une nouvelle ère où tout sera renouvelé. Le symbole du Verseau traduit en quelque sorte l'impact illimité de ses énergies, ce qui n'est pas surprenant puisque le Verseau est un signe d'air et que, comme l'air, il est difficile à contenir ou à limiter.

L'énergie qui se déverse à travers le Verseau est sortante ; il n'y a pas de centre ni de cercle d'influence circonscrit, mais seulement deux lignes d'énergie sortantes. Alice Bailey donne comme analogie le fait que le Verseau gouverne le système sanguin et sa circulation vers toutes les parties du corps, symbolisant la tâche du Verseau libéré qui dispense la vitalité spirituelle à toutes les formes de vie planétaire. Qu'est-ce qui rend cela possible ? Une idée a été proposée par ce que le philosophe allemand Martin Heidegger a appelé « l'Être », une énergie fondamentale qui soutient et imprègne tout ce qui existe et l'ensemble de la réalité. Elle est essentiellement indéfinissable car il est impossible de s'en éloigner et de la considérer objectivement.
Sur le plan humain, l'objectif des chercheurs spirituels est d'appliquer cette énergie omniprésente à la manière dont nous percevons le monde, afin de percevoir cette énergie omniprésente qui circule, tel un courant caché, à travers la diversité de la vie sous toutes ses formes. L'objectif des chercheurs spirituels, écrit Alice Bailey, « est le développement d'un sens des relations planétaires vers le haut, dans des royaumes jusqu'alors invisibles et inconnus ; vers le bas, dans les royaumes subhumains ; vers l'extérieur, dans l'environnement ; et vers l'intérieur, vers la divinité elle-même : vers la synthèse, la plénitude, le sens de l'ensemble »[1].
Le mot « relation » est un mot familier qui recèle une multitude de significations. Auparavant considéré comme une condition statique confinée à la famille, à la communauté et à la nation – à l'identification avec « mon peuple » par opposition à « tous les autres » –, le terme « relation » était souvent défini de manière très stricte par l'inclusion et l'exclusion. Cependant, les enseignements ésotériques nous disent que « le thème de la relation est un modèle fondamental dans le processus évolutif de développement dans lequel l'Amour est en train d'être perfectionné ». Le sens des relations planétaires, d'un point de vue subjectif, éveille la prise de conscience d'un monde d'Intelligences s'étendant depuis le sommet le plus élevé de notre planète et au-delà, descendant à travers la chaîne hiérarchique pour finalement atteindre l'individu, qui réalise alors qu'il n'est lui aussi qu'un maillon et qu'il existe des êtres qui doivent être atteints et éveillés à leurs responsabilités envers l'ensemble plus vaste.
À mesure que les énergies du Verseau se renforceront progressivement dans l'ère à venir, cela aura certainement un impact majeur sur la perception qu'a l'humanité des relations humaines. Pour nous donner de l'espoir en ces temps difficiles, les écrits d'Alice Bailey soulignent que « l'humanité est aujourd'hui plus avancée spirituellement et mentalement qu'il n'y paraît au vu des événements extérieurs. Le premier résultat d'un tel développement est finalement la destruction de la forme extérieure, car celle-ci s'avère inadéquate pour la vie spirituelle intérieure qui palpite »[2], écrit-elle, et nous pouvons voir cela se concrétiser dans la destruction d'anciennes relations et dans les menaces de démantèlement des structures qui maintenaient auparavant l'intégrité régionale et mondiale.
Le Nouvel Âge ne verra pas le jour et ne trouvera pas la véritable expression de ses énergies latentes à travers des formes anciennes et rafistolées ou des techniques et attitudes dépassées, écrivait Alice Bailey. Il se manifestera à travers des formes entièrement nouvelles et l'abandon des anciennes formes de religion, de gouvernement, d'idéaux économiques et sociaux. Cela signifie qu'il existe un grand besoin d'intermédiaires sensibles, capables de percevoir les nouvelles réalités émergentes et d'aider à créer les formes appropriées que ces nouvelles idées subjectives doivent utiliser. « Il est nécessaire que les disciples actifs à l'heure actuelle prennent conscience de l'urgence immédiate », écrivait Alice Bailey. « Il existe une crise dans les affaires humaines qui doit être considérée comme une opportunité, et non comme une catastrophe ».
Une grande soif d'une approche plus spirituelle de la vie est clairement visible. Peut-être n'y a-t-il pas de besoin plus puissant que la soif physique, mais subjectivement, la soif s'applique également à la satisfaction du besoin spirituel, un besoin que la note dominante du Verseau promet de satisfaire : « Je suis l'eau de la vie, versée pour ceux qui ont soif. » Dans notre méditation de groupe, réfléchissons aux moyens les plus efficaces de répondre à la demande spirituelle qui résonne actuellement dans le monde entier.
[1] Extériorisation de la Hiérarchie, p. 108
[2] L’État de Disciple dans le Nouvel Âge, Vol. II, p. 297.


Commentaires